mardi 24 septembre 2013

Situation explosive pour les personnes âgées et pour les salariés… IL FAUT EN FINIR !!!!

POUR MIEUX PRÉPARER L'AVENIR, IL EST NÉCESSAIRE D'AMÉLIORER LE PRÉSENT

Aujourd'hui, le secteur médico-social est l'un des principaux "pourvoyeurs" d'emplois en Rhône..Alpes. Toutefois, la précarisation avérée des salariés de l'aide à domicile ainsi que les problématiques également connues des conditions de travail en EHPAD, le sous..effectif et la sous..qualification dans de nombreuses structures menacent la qualité de la prise en charge.
Les structures sont mises à mal :
hôpitaux, MDR, EHPAD, CCAS, SSIAD, associations d'aide à domicile. Elles sont confrontées à de fortes restructurations qui se traduisent par des baisses de moyens humains, matériels. Avec des répercussions sur la qualité des services rendus aux usagers et bénéficiaires (accès, accueil, baisse du niveau des interventions des aides, etc…).
Les personnels, agents, salariés sont soumis aux règles de productivité, de rentabilité, les conditions de travail sont désastreuses et la souffrance au travail est grandissante, avec une perte de sens de son travail et la non reconnaissance de l'utilité sociale des missions.
Michèle Delaunay ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie 
à Minatec (amphithéâtre) 3,Parvis Louis Néel à Grenoble

vendredi 20 septembre 2013

Réforme des retraites: il faut "amplifier" la mobilisation, semaine d'action du 7 au 11 octobre 2013

L’appréciation de la CGT, contrairement à ce qui s’est traduit dans la plupart des médias, est que le niveau de mobilisation a été important, quelques jours après la rentrée. Il traduit une forte exaspération et des attentes dans un véritablement changement de politique parmi l’ensemble de la population.
Les organisations de jeunesse ont également été présentes, malgré les oppositions de générations, orchestrées par le Gouvernement et le MEDEF.
Ce 18 septembre, elles appellent à un rassemblement devant l’Elysée, à l’occasion de la présentation du projet de loi au Conseil des ministres.
La CGT salue et soutient cette initiative.
Le problème du financement de la protection sociale et de la dette publique, ce n’est pas le coût du travail comme le martèlent le Gouvernement et le Patronat.
Par exemple, aller vers une égalité de salaire entre les femmes et les hommes rapporterait 10 milliards d’euros supplémentaires dans les caisses de retraites, d’ici à 2020. De même, 1% de plus sur la masse salariale, c’est 2,5 milliards de cotisations supplémentaires pour la protection sociale.
Non, le travail n’est pas un coût, mais un atout.
Ce sont les salariés qui créent les richesses du pays !
Le Gouvernement répondant aux injonctions du patronat, choisit de lui faire de nouveaux cadeaux dans son projet en augmentant les exonérations de cotisations des entreprises et en proposant d’amputer le pouvoir d’achat des salariés et des retraités, au service de rentabilité financière. C’est la continuité des réformes précédentes et notamment celles de 2003 et 2010 qui ne sont pas remises en cause.
Ce n’est pas acceptable. Nous exigeons le retour à une retraite à 60 ans avec un taux de remplacement de 75% et des départs anticipés pour travaux pénibles.
Après avoir échangé avec ses organisations, la Commission exécutive confédérale considère qu’il y a besoin d’amplifier cette mobilisation sans attendre dans les entreprises, pour porter l’exigence de l’ouverture immédiate de négociations salariales, tant dans le public que dans le privé. Cela doit conduire le Gouvernement à augmenter le point d’indice et le SMIC, les pensions et les minima sociaux, dès le 1er octobre prochain.
Comme nouvelle étape du processus engagé, la CGT s’engage dans la construction d’une semaine d’action du 7 au 11 octobre 2013 à l’occasion de l’ouverture du débat parlementaire sur le projet de loi Retraite, avec la perspective d’une journée nationale unitaire et interprofessionnelle de grève et de manifestations. Elle mettra tout en œuvre au niveau national, professionnel et territorial pour que cette mobilisation soit la plus large possible.
Dans ce sens, nous proposerons rapidement à l’ensemble des autres organisations syndicales et de jeunesse, une rencontre afin de finaliser ce prochain rendez-vous d’action.
Ces prochains jours, elle invite les syndicats et les salariés à interpeller leurs députés sur le contenu de la réforme et les attentes sociales exprimées le 10 septembre et majoritairement soutenues dans les sondages. La CGT insiste également, pour que la question des retraites ne soit pas traitée uniquement par le biais des déficits publics. D’ailleurs, ces derniers sont essentiellement dus à la financiarisation à outrance. Pour le capital, la crise est finie. L’envolée du CAC 40 en est la démonstration puisqu’il retrouve son niveau record de 2007. Et on voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas d’argent.
La question de l’emploi, des conditions de travail, des salaires, de la protection sociale et de la retraite doit être portée dans tous nos échanges et nos débats.
La CGT invite tous les syndicats à être à l’offensive avec les salariés en partant de leurs revendications.
D’ores et déjà, plusieurs initiatives d’actions sont prévues comme dans la Santé, les Cheminots et dans certains groupes de Métallurgie, de la Chimie, etc…
Plus que jamais, l’action à l’offensive est à l’ordre du jour.

Tout savoir sur l'allongement de la durée de cotisation: leçon de pédagogie de FO

  • La leçon de pédagogie de Force Ouvrière.
Le syndicat fait le tour, en 14 questions, de toutes les questions que l’on peut se poser sur l’allongement de la durée de cotisation. Une leçon de pédagogie. Exemples.
Question 8. Pourquoi vouloir à tout prix faire travailler les salariés de plus en plus longtemps quand le taux d’activité des seniors est faible?
Selon des statistiques de l’INSEE, en 2012, deux tiers de la génération 1955-1959 ans étaient sortis du marché du travail. Ils étaient soit au chômage, soit en préretraite, soit bénéficiaires d’une pension d’invalidité. En 2011, 65% des pensions d’invalidité du régime général ont été accordées à des personnes de plus de 50 ans. Dans les faits, et malgré des mesures incitant les salariés âgés à poursuivre le travail, le chômage des seniors a fortement augmenté entre 2008 et 2011. Dans une étude «Emploi et salaire 2013» publiée en mars, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) constate que 36% des 55-64 ans, soit 1,4 million de personnes, n’avaient pas d’emploi en 2011.
En 2012, les salariés qui ont fait liquider leur retraite l’ont fait avec une moyenne de 151 trimestres validés, alors que la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein atteint aujourd’hui 166 trimestres pour les salariés nés en 1955 et 1956.
Question 13. L’allongement de la durée de cotisation a-t-il un impact sur le niveau des pensions?
Oui, une telle mesure revient indirectement à baisser le niveau des pensions. En effet, plus on allonge la durée de cotisation, plus il va être difficile pour les salariés d’obtenir le nombre d’annuités requises pour partir à l’âge légal actuel de 62 ans avec une pension à taux plein. Ceux qui souhaiteront malgré tout prendre leur retraite dès que possible subiront une décote sur leur pension, c’est-à-dire une minoration de leur retraite.

Retraites : Pour la FSU, le sujet n’est pas clos

Dans un calendrier contraint par l’agenda imposé par le gouvernement, la journée de grèves et manifestations sur les retraites du 10 est une première étape de mobilisation. Le gouvernement aurait tort de ne pas en tenir compte.

En effet, le mécontentement de la majorité de la population et son inquiétude face à la réforme des retraites proposée sont bien réels et confirmées par différents sondages. D’ailleurs la procédure accélérée mise en place par le gouvernement prouve sa volonté de clore rapidement ce sujet...
C’est une faute de procéder ainsi. La question d’un financement durable du système de retraites par répartition suppose de prendre en compte tous les paramètres, de faire le bilan des réformes antérieures, d’éclairer par le débat les conséquences des mesures envisagées. L’ampleur actuelle du chômage et la faiblesse des salaires pénalisent lourdement le financement des retraites.
La FSU continue de refuser tout allongement de la durée de cotisation qui revient à faire reculer l’âge de départ à la retraite et implique une nouvelle baisse du niveau des pensions.
Elle n’accepte pas non plus que les salariés et les retraités contribuent plus alors que les entreprises au final ne participeront pas à l’effort de financement.
Cette réforme n’est ni juste ni équitable. Dans le prolongement des réformes précédentes, elle adresse aux plus jeunes un message inquiétant refusant de prendre en compte le recul de l’accès à un emploi stable, l’augmentation de la durée des études dont la FSU revendique la prise en compte pour la retraite.
Dans la Fonction publique beaucoup de sujets restent à traiter : l’aménagement des fins de carrière, la situation des femmes, celle des fonctionnaires polypensionnés, les années d’études travaillées à l’étranger non prises en compte...
La FSU va continuer, dans l’unité la plus large, à mener l’action et à porter tous ces sujets auprès des parlementaires pour peser sur l’écriture de ce projet de loi.
Elle poursuit les débats engagés sur l’ensemble du territoire avec les salariés, les retraités et les jeunes mais aussi avec l’ensemble des citoyens pour proposer des alternatives intégrant la réalité du travail et la nécessité de trouver des ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.
La FSU propose aux organisations syndicales de se retrouver pour envisager les suites à donner afin d’imposer d’autres choix sur les retraites.

Retraites : après les manifestations et grèves du 10 septembre nous continuons la lutte contre les contre-réformes Fillon

C’est bien de cela dont il s’agit : le projet de loi du gouvernement Hollande/Ayrault entérine et poursuit les contre-réformes de 1993, 1995, 2003, 2007 et 2010. Ce que nous refusions (comme la Gauche) sous un gouvernement de Droite, il n’y aucune raison de l’accepter aujourd’hui d’un gouvernement de Gauche. L’allongement de la durée de cotisations, la décote, la désindexation vis-à-vis des salaires, … tout est maintenu. Ayrault prolonge Fillon par un nouvel allongement de la durée de cotisations et y ajoute une augmentation des cotisations payées par les salarié-es !

L’allongement de la durée de cotisations conduit à une retraite plus tardive et à des pensions plus faibles pour tous et toutes !

On vit plus vieux, on doit donc travailler plus longtemps ?

Au contraire, le niveau de chômage montre qu’il faut réduire le temps de travail. Par ailleurs, les conséquences des précédentes contre-réformes se traduisent désormais par un recul de l’espérance de vie en bonne santé. La productivité des salarié-es et les profits des actionnaires ne cessent de croître.

Il n’y a nul besoin de travailler plus longtemps, sauf pour remplir toujours plus les poches des patrons et des actionnaires.  

20 milliards d’ici 2020 ?
La fraude fiscale, c’est 80 milliards par an !


Il n’y a plus d’argent pour financer nos retraites ?

Il y aurait besoin de 20 milliards d’euros pour 2020 ? Mais 40 milliards d’euros ont déjà été pris dans les poches des salarié-es (en activité, au chômage ou en retraite) par l’allongement de la durée de cotisations, le recul de l’âge de la retraite, l’instauration de la décote, la désindexation des pensions par rapport aux salaires, l’augmentation du nombre d’années prises en compte pour le salaire de référence, la baisse du rendement des complémentaires.
Ce sont les salarié-es qui produisent la richesse collective. Nous ne devons rien à celles et ceux qui nous la confisquent en s’appropriant le fruit de notre travail. Imposons une autre répartition des richesses, et les 20 milliards pour les retraites seront bien vite trouvés !

Pas un euro de moins, pas un trimestre de plus !
Rejetons ce projet de loi qui prolonge les précédentes régressions sociales


L’Union syndicale Solidaires a proposé une nouvelle réunion intersyndicale très rapidement après la journée d’action du 10 septembre, pour impulser la suite nationalement. Elle ne se tiendra sans doute que vers le 20. Sans tarder, dans les entreprises, les services et les localités, prenons des initiatives, rassemblons les salarié-es, les retraité-es, les jeunes !
Nous ne pouvons pas attendre le début du débat parlementaire, le 7 octobre, pour poursuivre le mouvement national contre ce projet de loi ! Pour nos retraites, unité contre les mauvais coups ! 

mercredi 18 septembre 2013

Retraites : des alternatives à l'austérité existent / Annick Coupé

« Le capitalisme noie toute chose dans les eaux glacées du calcul égoïste ». A examiner de près la réforme des retraites que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dévoilé mardi soir, on en vient presque à éprouver l’envie d’interpeller le gouvernement socialiste en usant de la formule célèbre de Karl Marx. Car s’il faut dire les choses brutalement et user d’une phraséologie qui est depuis longtemps passée de mode, c’est une réforme de classe qui a été dévoilée. Une réforme qui fait, encore une fois, la part belle au capital et qui fait bien peu de cas du travail. Lire la suite…

Retraites: Le gouvernement s'oppose au respect de l'article 49 alinéa 1 et impose la procédure accélérée

Hier, André Chassaigne, président du groupe des députés du Front de gauche (FG), a annoncé  qu’il allait s’opposer à une limitation de la durée du débat à l’Assemblée nationale du projet de loi sur les retraites, dont l’examen doit commencer le 7 octobre.
«Les députés du Front de gauche sont déterminés à mener une bataille (...) en multipliant les amendements et en étant très présents en séance», a-t-il déclaré en conférence de presse.
«Je demanderai l’application de l’article 49 alinéa 11 du règlement de l’Assemblée qui permet à un président de groupe de s’opposer au temps programmé sur un texte, lorsque la première lecture intervient moins de six semaines après son dépôt ou moins de quatre semaines après sa transmission», a précisé le député PCF du Puy-de-Dôme.
La conférence des présidents de l’Assemblée, qui réunit autour du président de la chambre basse les vice-présidents et présidents de groupes politiques notamment, peut décider d’un «temps législatif programmé», qui consiste à fixer une durée maximale pour l’examen de l’ensemble d’un texte.
Selon M. Chassaigne, il était prévu qu’un temps programmé soit fixé pour l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites, qui n’a pas encore été déposé.
Réponse du gouvernement aujourd'hui: il engage la procédure accélérée sur le projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système des retraites, déposé sur le Bureau de l'Assemblée nationale le 18 septembre 2013.
Retraites : on leur fait un dessin par CN-PCF

lundi 16 septembre 2013

La retraite une affaire de jeunes: 19 septembre 2013 18H, Meeting au Campus de St Martin d'Hères

Faire confiance aux jeunes
pour garantir l’avenir de notre système de retraites


Le collectif met en garde le gouvernement contre une réforme des retraites qui aboutirait à la mort de notre système solidaire. En effet, en ne prenant pas en compte les jeunes, ceux-ci n’auront d’autres choix que de s’en détourner au profit des assurances privées, par capitalisation. 
Nous refusons d’être la première génération à devoir renoncer à une retraite solidaire !
Notre collectif rappelle en outre qu’une politique ambitieuse d’emploi, qui pose le CDI comme la norme pour les jeunes, est une priorité pour répondre aux besoins de financement des retraites. 
Alors qu’il y a près de 2 millions de jeunes de moins de 30 ans qui ne sont ni en emploi ni en formation, la priorité n’est-elle pas de partager le travail plutôt que de faire travailler les seniors plus longtemps ?
Meeting du 19 septembre à 18 h organisé par le collectif « La retraite, une affaire de jeunes », galerie des amphis, 151 rue des Universités, campus de St Martin d’Hères.

Retraite, une autre réforme est possible (vidéo)

Sur le site de l'Humanité, ce compte-rendu d'un débat à l'Agora Samedi après-midi, « Pour une autre réforme des retraites » a fait le plein.
Syndicalistes, experts et personnalités politiques ont discuté de l’avenir de la mobilisation autour de la défense d’un projet alternatif. «Comment peut-on présenter l’augmentation de la durée de cotisation comme une mesure juste, alors qu’il s’agit d’une décision profondément antisociale ? » interpelle Éric Beynel, du syndicat Solidaires, pour engager le débat qui se tenait à l’agora sur le thème « Pour une autre réforme des retraites ».
Plusieurs centaines de personnes, d’horizons politiques divers et de tout âge, se sont pressées, bravant la pluie, à cette rencontre, un des temps forts de la Fête de l’Humanité.
Efforts partagés Le syndicaliste s’est attaché à déconstruire l’argument selon lequel l’espérance de vie augmentant, le temps passé au travail devrait être allongé : « Ce n’est plus vrai, l’espérance de vie a tendance à baisser pour les femmes et stagne pour les hommes », corrige-t-il.
Elle « n’augmente pas de la même manière chez tous les salariés », abonde Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU. Si elle considère que le pire a été évité dans la fonction publique, elle déplore que la possibilité d’un « vrai débat sur le travail » ait été oubliée. Elle note en outre que « l’allongement de la durée de cotisation revient à baisser les niveaux de pension », alors que « nos salaires, eux, n’augmentent pas ». « On nous parle d’efforts partagés, mais les entreprises en sont exonérées », dénonce-t-elle, pour mettre en avant l’absence de signes réels de progrès social dans la réforme qui sera discutée dans quelques jours au Parlement et se démarque peu des lois « Balladur et Fillon ». Vidéo l'Humanité.fr: extraits du débat
 « C’est osé de la part du gouvernement, qui vient d’annoncer la compensation intégrale des cotisations famille payées par les entreprises, de parler de partage des efforts. Il faut sortir d’une rengaine libérale qui dispense d’un débat sur le coût, exorbitant lui, du capital. Les dividendes ne cessent d’augmenter au détriment de l’investissement, de la recherche, de l’emploi », renchérit Christiane Marty, membre du conseil scientifique d’Attac et de la Fondation Copernic.
Fraude fiscale 
 Éric Aubin, responsable de la question des retraites à la CGT, remet en cause le « catastrophisme idéologique asséné par le gouvernement » pour tenter de légitimer sa réforme dans la population. « Le rapport Moreau indique qu’il faut trouver 7 milliards d’ici à 2020 ; il s’en sert pour imposer des mesures régressives. Mais cela n’a rien d’insurmontable ! » s’indigne-t-il. Et de souligner : « Rien que l’égalité salariale entre hommes et femmes permettrait d’augmenter les ressources du système de 10 milliards d’euros à l’horizon 2020.
À court terme, la création d’emplois à Bercy pour aller chercher les 80 milliards de la fraude fiscale ou les 30 milliards d’aides publiques sans conditions offertes chaque année aux entreprises permettrait de sauver le système. » « La question qui se pose est l’humain ou la finance d’abord ?
La question d’un nouveau type de croissance et d’organisation des entreprises est éludée.
Alors que l’emploi, les salaires et la formation sont les clés de la survie de notre système de retraite », résume Catherine Mills, maître de conférences en sciences économiques. « Dans ce pays, ce n’est pas le travail qui compte, c’est le capital », insiste Éric Coquerel, coprésident du Parti de gauche, qui considère qu’« une majorité alternative est prête ». « Rien ne sera possible sans la création d’un large rapport de forces pour se réapproprier un combat historique », appuie Emmanuel Maurel, porte-parole de la gauche du PS. « La précipitation dans laquelle s’est engagée la concertation nous a privés d’un moment démocratique important », regrette Isabelle de Almeida pour le PCF.
Cette « tromperie » a, selon elle, résonné dans la manifestation du 10 septembre. À la tribune comme dans la salle, l’heure est à la poursuite de la mobilisation, donc, et au renforcement d’un front uni. Dans le public, une jeune militante socialiste prend le micro. Émue, elle lâche : « Cela fait cinq ans que je travaille, cela fait cinq ans que j’enchaîne les CDD. Ce que j’attends, c’est un nouveau calendrier. Quand est-ce qu’on retourne dans la rue ? »
L'interpellation de Jacqueline Fraysse à l'Assemblée Nationale le 11 septembre 2013:

mardi 10 septembre 2013

Plusieurs milliers de personnes aux manifestations du 10 septembre 2013 en Isère

La mobilisation approuvée par 56% des français : http://www.cgt.fr/56-des-Francais-approuvent-la.html
En Isère :
  •  Bourgoin : 900 manifestants · 
  • Rassemblement s/préfecture La Tour du Pin : 100 · 
  • Grenoble : 5 000 · 
  •  Roussillon : 700 · 
  • Rassemblement s/préfecture Vienne : 150 
Ci-dessous petit diaporama de la manifestation de Grenoble

lundi 9 septembre 2013

Sondage CSA pour l'Humanité: 81% des français inquiets pour leur retraite

Huit sur dix. C’est le nombre de Français qui se disent inquiets pour leur retraite. Tel est l’enseignement d’un sondage exclusif réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité à découvrir dans l'édition du lundi 9 septembre. Si certaines mesures bénéficient du soutien d’une majorité, la réforme gouvernementale est loin de convaincre les esprits, à la veille de la grande mobilisation syndicale.
Une fois de plus, ce sondage montre combien les Français sont sceptiques vis-à-vis de cette réforme, qui sera au cœur de la journée d’action organisée mardi 10 septembre par la CGT, FO, la FSU et Solidaires. D’ailleurs, 42 % des Français expriment leur soutien ou leur sympathie à l’égard de ce mouvement. Un soutien plus élevé à gauche (52 %) et notamment de la part des sympathisants du Front de Gauche (75 %) que parmi ceux de droite (26 %).
À découvrir aussi dans l'Humanité de lundi 9 septembre sur les Français et la réforme des retraites :
  • Notre décryptage du sondage.
  • Le détail des mesures du projet du gouvernement.
  • Les alternatives portées par le PCF et le Front de gauche
  • Zoom sur la pénibilité avec les témoignages de salariés de Monoprix et de Saint-Gobain.
Manifestations pour les Retraites dans l'Isère le 10 septembre 2013:
- Bourgoin : 10h, cinéma Mégaroyal
- Grenoble : 10h, place de Verdun
- La Tour du Pin : 14h, rassemblement devant la s/préfecture
- Roussillon : 10h, place de la République
- Vienne : 15h, rassemblement devant la s/préfecture

vendredi 6 septembre 2013

Vidéo conférence de presse du collectif Retraites 2013

Conférence de presse du collectif Retraites 2013.
 Introduction : Jean-Marie Harribey (Attac), Pierre Khalfa (Fondation Copernic).
Avec : Clémentine Autain (Trait d’Union FDG), Olivier Besancenot (NPA), Karima Delli (EELV), Denis Durand (fédération des Finances CGT), Anne Féray (FSU), Gérard Filoche, Pierre Laurent (PC FDG), Catherine Lebrun (Solidaires), Jean-Luc Mélenchon (PG FDG), une représentante du Collectif féministe.
Conférence de presse du Collectif - 04/09/13 par retraites2013

Manifestations pour les retraites dans l'Isère le 10 septembre 2013:
- Bourgoin : 10h, cinéma Mégaroyal
- Grenoble : 10h, place de Verdun
- La Tour du Pin : 14h, rassemblement devant la s/préfecture
- Roussillon : 10h, place de la République
- Vienne : 15h, rassemblement devant la s/préfecture

Retraites : le vrai débat (4 pages d’information du collectif)

Télécharger 4 pages en cliquant sur image

1) Pourquoi le déficit des régimes de retraites s’est-il aggravé depuis 2010 ?
Les déficits annuels annoncés des caisses de retraite (14 milliards en 2012, autour de 20 en 2020) n’ont rien à voir avec la démographie, dont les projections n’ont pas changé depuis 2010. Ils sont dus à la crise et aux politiques d’austérité qui s’en sont suivies et qui bloquent l’activité, l’emploi et les cotisations sociales. Dans son rapport de décembre 2012, le Conseil d’orientation des retraites explique ainsi « la dégradation beaucoup plus rapide que prévu des comptes des régimes de retraite du fait de la chute des recettes liée à la crise ». Pourtant, ce qui nous est proposé aujourd’hui est d’aggraver encore ces politiques. C’est justement ce que veut faire le gouvernement avec la réforme envisagée qui aboutira, d’une façon ou d’une autre, à baisser le montant des pensions. En finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail et une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique permettraient déjà de résoudre une bonne partie du problème.
2) L’espérance de vie augmente, est-ce normal de travailler plus longtemps ?
L’espérance de vie augmente de manière quasi continue depuis 250 ans, ce qui n’a pas empêché que le temps passé au travail dans une vie baisse continuellement en parallèle. De plus, l’espérance de vie « en bonne santé », c’est-à-dire sans incapacité, est beaucoup plus faible. Pire même, elle a baissé ces dernières années. Tout recul du départ en retraite obère de façon non négligeable le temps dont les salarié-es disposent pour jouir réellement de leur retraite. Enfin, les jeunes entrent de plus en plus tard dans la vie active et de nombreux salariés, dont une majorité de femmes, ont des carrières courtes et discontinues et n’arrivent déjà pas à réunir le nombre d’annuités demandé, alors même que les entreprises se débarrassent des salariés âgés. Plus de la moitié des personnes se trouvent ainsi hors emploi au moment où elles liquident leur retraite. L’augmentation de la durée de cotisation ou le report de l’âge légal de départ à la retraite se traduisent en pratique par une pension réduite pour le plus grand nombre.
3) Les jeunes seront-ils victimes des mesures envisagées ?
La solidarité intergénérationnelle a deux aspects. D’une part, les actifs financent le système de retraite et, d’autre part, les salariés âgés laissent leur place dans l’emploi aux nouvelles générations. Ce dernier aspect est particulièrement important en période de stagnation économique. Décaler l’âge de départ à la retraite revient à préférer entretenir le chômage des jeunes plutôt que de payer des retraites. La retraite par répartition repose sur un double contrat implicite. Le travail fourni par la génération qui part à la retraite bénéficie à la génération suivante et cette dernière prend en charge les retraités. Ainsi chaque génération monte sur les épaules de la précédente et la création de richesse est partagée entre actifs et retraités. C’est ce contrat intergénérationnel que le gouvernement et le patronat tentent de détruire puisque les personnes âgées seront maintenues de force en activité (en emploi mais très souvent au chômage), bloquant ainsi l’entrée des plus jeunes, tout en les empêchant d’assurer leur rôle vis-à-vis de leurs ainés.
4) Les fonctionnaires sont-ils des privilégiés ?
Le taux de remplacement (le rapport entre la retraite et le salaire) est similaire entre privé et public. Le COR indique ainsi : « Les taux de remplacement nets sont, en première analyse, du même ordre de grandeur pour les anciens salariés du secteur public et pour les anciens salariés du secteur privé nés en 1942, de l’ordre de 74-75 % pour la médiane » (fiches pour le débat, COR, 2013). Le mode de calcul de la retraite est différent dans le privé et dans le public, mais cela aboutit à un résultat similaire. Dans le secteur privé, la pension de base (à laquelle se rajoute une retraite complémentaire) est calculée sur les 25 meilleures années et les primes sont prises en compte. Dans le public, c’est le salaire des 6 derniers mois, mais les primes ne sont pas prises en compte. Le gouvernement actuel, comme les précédents, laisse entendre que les fonctionnaires sont « privilégiés » parce qu’on calcule leur pension sur leur rémunération de fin de carrière, l’idée sous-jacente étant de légitimer une possible modification du calcul (le rapport Moreau évoque un passage aux 10 dernières années). Une telle mesure entraînerait une baisse immédiate de la pension des fonctionnaires.
À l’inverse, appliquer un calcul sur les 6 derniers mois aux salariés du privé aurait un effet désastreux sur leurs pensions ! D’une part, les carrières du privé ne sont pas ascendantes comme celles des fonctionnaires : ce sont souvent des carrières en « cloche » notamment pour les moins qualifiés, ce qui veut dire qu’ils ne perçoivent pas leurs meilleurs salaires en fin de carrière. D’autre part, plus de la moitié des salariés du régime général, qui à 50 ans étaient en emploi, n’y sont plus à l’âge légal de départ en retraite (62 ans). Ils sont au chômage, en préretraite ou sont redevenus inactifs (en particulier les femmes). Calculer leur pension sur leur revenu de fin de carrière serait une catastrophe pour eux et pour elles. C’est d’ailleurs pour cela que dans le régime général on calcule la pension sur les « meilleures années ». Pour améliorer les pensions du privé, il faut les calculer non plus sur les vingt-cinq meilleures années comme actuellement, mais revenir aux dix meilleures comme avant la contre-réforme Balladur de 1993. Cette mesure est, de plus, indispensable pour limiter la pénalisation des carrières courtes.
5) Les retraités sont-ils si riches ?
Les retraités sont eux aussi présentés comme des privilégiés par rapport aux actifs. Or, leur niveau de vie moyen est inférieur à celui des actifs, ou seulement équivalent lorsque sont intégrés les loyers imputés[1] et les patrimoines. Cela n’est d’ailleurs qu’une moyenne, qui ne rend pas compte du fait que ce sont les tranches de revenus les plus élevés qui concentrent les revenus du patrimoine. Si le taux de pauvreté est aujourd’hui le même pour les actifs et les retraités (10,2 % en 2010), celui des retraités est en augmentation, passé de 8,5 % en 2004 à 10,2 % en 2010 avec, comme le remarque le rapport Moreau, une hausse encore plus forte pour les plus de 75 ans, et « au sein de cette population les femmes isolées (notamment les veuves) sont surreprésentées ».
Les retraités ont été touchés par les effets cumulés des contre-réformes passées, et cela va continuer dans l’avenir. Le COR prévoit qu’à l’horizon 2060 le niveau relatif des pensions par rapport à celui des actifs va encore diminuer de 15 à 25 % selon les scénarios économiques. L’argument qui consiste à faire payer les retraités au prétexte qu’ils seraient plus riches que les actifs n’est donc pas fondé. Mais, au-delà, la question fondamentale est de savoir si les salariés doivent voir leur niveau de vie baisser au moment où ils partent en retraite. De fait, les discours patronaux et gouvernementaux considèrent que cela doit être le cas. Au contraire nous considérons que la pension doit être la continuation du salaire, ce que le régime général de la Sécurité sociale admet en calculant le montant de la retraite sur les meilleures années de salaire, même si le nombre de ces années a fortement augmenté depuis 1993.
6) Y aura-t-il trop de retraités et pas assez d’actifs ?
Les projections démographiques ne sont pas des vérités scientifiques et sont basées sur des hypothèses concernant plusieurs paramètres (fécondité, chômage, taux d’activité des hommes et des femmes, etc.). Déjà, depuis les années 1990, les projections ont beaucoup varié. Ainsi, tous les rapports officiels prévoyaient un effondrement de la natalité. Il n’en a rien été. Jusqu’à récemment, les mêmes rapports prévoyaient un effondrement de la population active dans le futur. Les dernières prévisions de l’Insee font maintenant apparaître une augmentation de la population active jusqu’en 2015 puis une stabilisation par la suite. En outre, certaines hypothèses retenues pour l’évolution de la population active sont régressives : rien ne justifie en effet de projeter, dans la tranche de 25 à 49 ans, un taux d’emploi des femmes inférieur de plus de 10 points à celui des hommes si ce n’est renoncer à toute politique visant l’égalité entre les femmes et les hommes. De marges de manœuvre existent pourtant dans ce domaine, et un niveau d’emploi égal entre les femmes et les hommes signifierait un nombre d’actifs supérieur de 5 % a minima.
De plus, le ratio qui rend compte de la « charge » globale qui pèse sur les actifs occupés, celui des personnes hors emploi rapporté aux personnes en emploi, ne connaît aucune dégradation notable par rapport aux décennies passées.
7) Pourra-t-on financer les retraites ?
Les difficultés de l’économie française ne sont pas dues au coût du travail mais au coût exorbitant que fait subir le capital à la société. En trente ans de néolibéralisme, la part dévolue aux dividendes a augmenté de 5 points de pourcentage de la valeur ajoutée des entreprises, aux dépens des salaires et de la protection sociale. Et malgré la crise, les dividendes continuent d’augmenter. En 2012, les entreprises ont distribué 230 milliards de profits, ce qui représente un « surcoût » du capital de 100 milliards par rapport aux « normes » des années 1970-1980. Or le COR indique qu’il faudrait un point de PIB supplémentaire par an à l’échéance 2020 pour équilibrer le système de retraite, ce qui correspond à 2 points de prélèvement supplémentaire sur les revenus d’activité.
Il est donc possible de relever progressivement les cotisations patronales en baissant en parallèle les dividendes versés aux actionnaires. De plus, il serait aussi possible de soumettre à cotisation les dividendes distribués. L’investissement productif ne serait ainsi pas touché et cette mesure n’aurait pas d’impact sur les prix. La sacro-sainte compétitivité des entreprises serait donc épargnée. Mais il est vrai, et c’est là que le bât blesse, cela suppose un « choc de répartition » et non un choc de compétitivité. Bref, des solutions existent à condition de rompre avec les politiques actuelles et la logique d’un capitalisme financier prédateur.
8) Quel modèle de société se profile derrière les retraites ?
            Le débat politique et citoyen sur les retraites doit montrer que l’enjeu est un véritable choix de société, et cela sur plusieurs plans. Il y a d’abord une dimension de répartition juste de la richesse produite, entre groupes sociaux d’une même génération et entre les générations. Mais, au-delà de la question du financement, un système de retraites indique dans quel sens veut s’orienter la société : maintenir les uns au travail et les autres au chômage ou bien permettre à tous de dégager du temps pour soi, pour créer de la sociabilité, pour participer à la vie de la cité sous tous ses aspects, dans et hors de l’acte productif ?
L’enjeu de l’émancipation se joue aussi dans le travail lui-même, et elle doit être pensée simultanément dans toutes les sphères de l’existence, en liaison avec la transformation des finalités et de la structure de la production. Le travail, durant toute la vie dite active et dans tous les secteurs, doit donc être transformé, afin de le soustraire à la logique de la rentabilité, à l’impératif de compétitivité – sous-entendu d’intensification –, au stress et aux conditions dégradantes. Mais, en parallèle, la pénibilité actuelle de nombreux métiers doit être reconnue – en veillant à ne pas oublier celle qui caractérise les métiers féminins – et prise en compte dans les conditions d’accès à la retraite, notamment par des bonifications automatiques sous forme de trimestres gagnés, pour compenser en urgence les inégalités d’accès en retraite en bonne santé. Faire reculer l’aspect de marchandise du travail est devenu un enjeu vital, qui n’est pas sans rapport avec la définition d’autres finalités pour la production de biens et services.
Enfin, la crise écologique nous conduits à moins fonder le financement des retraites et de la protection sociale dans son ensemble sur l’augmentation de la production future que sur la qualité de celle-ci, dont un critère essentiel est l’utilité sociale, et sur son partage, afin de bâtir un modèle de développement vraiment soutenable. Fonder un système de retraites solidaire renvoie donc à la place du travail dans la société et dans la vie de chaque individu. La retraite ne doit pas être la compensation d’un travail aliénant pendant toute une vie : le travail et ses finalités doivent être profondément transformés, car la qualité du travail et celle de la production vont de pair. La retraite sera d’autant mieux un temps de vie digne que la période de travail aura été émancipée des principales oppressions et dominations. Travailler moins, travailler autrement, et vivre mieux, pendant la vie active et pendant la retraite, tel est le condensé de la bataille sur les retraites que nous devons encore engager.
Pour approfondir :
Attac et Fondation Copernic, Retraites : l’alternative cachée, Paris Syllepse, 2013
Encadré
Une réforme injuste et dangereuse
Les mesures annoncées par le gouvernement vont essentiellement peser sur les salariés et les retraités. Alors que la loi Fillon de 2003 prévoyait que l’allongement de la durée de cotisation s’arrêterait en 2020, le gouvernement veut le poursuivre jusqu’en 2035. La durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein passerait ainsi de 41,75 ans en 2020 à 43 ans en 2035. Cet allongement se traduira soit par le fait de travailler plus longtemps, et donc de reporter l’âge effectif de départ à la retraite, soit par une baisse du niveau des pensions.
Le pouvoir d’achat des retraités va être touché par la fiscalisation de la bonification de 10 % des pensions des parents de trois enfants ainsi que par l’entourloupe qui consiste à reporter de six mois l’indexation des pensions. Ces deux mesures feront perdre 2,7 milliards d’euros aux retraités. Le pouvoir d’achat des salariés, qui a baissé en 2012, sera aussi touché par l’augmentation des cotisations salariales de 0,15 point en 2014, puis de 0,05 point en 2015, 2016 et 2017, soit une augmentation totale de 0,3 point. Ces mesures s’inscrivent dans une politique d’austérité absurde puisqu’elle n’aura pour seule conséquence que de ralentir l’activité économique, d’augmenter le chômage et donc, in fine, de diminuer le volume des cotisations versées.
Si une hausse des cotisations patronales est prévue, le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’elle s’accompagnerait d’une baisse significative des cotisations patronales finançant les allocations familiales afin de faire baisser le coût du travail. Le manque à gagner sera payé pour l’essentiel par les salariés avec une augmentation de la TVA ou de la CSG. Il s’agit là d’une revendication majeure du patronat que le gouvernement vient de satisfaire.
Si l’ouverture d’un compte pénibilité pour les salariés peut sembler positive, la concrétisation de cette annonce dépendra largement des conditions de sa mise en œuvre. Les mesures concernant les femmes, comme par exemple l’amélioration de la prise en compte du temps partiel, restent largement insuffisantes au vu de l’ampleur des inégalités de pensions entre les femmes et les hommes. Au total, la logique globale du projet du gouvernement prolonge les « réformes » antérieures des gouvernements de droite qui consiste, d’une façon ou d’une autre, à faire payer aux salariés et aux retraités l’ajustement des régimes de retraite et à refuser de poser la question du partage de la richesse produite.

[1] L’équivalent de loyers fictifs est ajouté au revenu des personnes propriétaires de leur logement.
Manifestations pour les retraites dans l'Isère le 10 septembre 2013:
- Bourgoin : 10h, cinéma Mégaroyal
- Grenoble : 10h, place de Verdun
- La Tour du Pin : 14h, rassemblement devant la s/préfecture
- Roussillon : 10h, place de la République
- Vienne : 15h, rassemblement devant la s/préfecture

Mouvement National des Chômeurs et Précaires: Retraites des chômeurs : d’une précarité à l’autre


Arguant de l’allongement de la durée de vie et de la nécessité de sauver le financement des retraites par répartition, le Premier Ministre a présenté le 27 août un projet de réforme dont le poids reposera une fois de plus sur les salariés et, doublement, sur les chômeurs.  
 
La future réforme prévoit l’allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein : c’est la double peine pour les chômeurs et précaires. Leurs revenus, insuffisants et marqués par la précarité du travail seront encore dégradés à la retraite.
 
 Le nombre de retraités sexagénaires occupant un emploi a doublé depuis 2006. 50% d’entre eux déclarent travailler car leur retraite « ne suffit pas pour vivre.»  Qu’en sera-t-il des chômeurs qui ne cotisent pas leurs trimestres ? Voire, s’ils sont allocataires du RSA, qui les perdent purement et simplement ?
 
Allonger la durée de cotisation, c’est nier que l’espérance de vie en bonne santé se dégrade en France, notamment pour les femmes, les personnes les moins qualifiées et les précaires. Cette tendance n’est pas prête de s’inverser, alors que l’on poussera toujours plus de personnes dans la précarité, et que les plus âgés seront forcés de trouver une activité rémunérée – si activité il y a – pour améliorer le quotidien, et sous réserve d’avoir le droit de cumuler des revenus du travail avec une pension de retraite, ce dont sont exclus aujourd’hui les allocataires de l’ASPA. 
 
Allonger la durée de cotisation, c’est favoriser le chômage des seniors, qui, n’ayant pas cotisé assez, devront survivre grâce aux minima sociaux et aux petits boulots. C’est remplacer le déficit des retraites par le déficit de l’UNEDIC et des caisses de solidarité.
 
Nous dénonçons cette réforme qui créera toujours plus de précarité. Nous exigeons que nos propositions soient prises en compte, seules à même de garantir une retraite décente pour tous :
  • Le retour du calcul des pensions sur les 10 meilleures années et non plus sur les 25 comme actuellement. Ainsi serait mieux pris en compte le caractère discontinu des carrières, ce qui garantirait plus d’égalité des citoyens devant la retraite ;
  • Le financement des retraites assis sur la valeur ajoutée des entreprises mise alors à contribution, et non sur la seule masse salariale;
  • Le prolongement de l'indemnisation des chômeurs âgés de plus de 58 ans jusqu'à l'obtention d'une retraite à taux plein, avec le rétablissement de l’Allocation Equivalent Retraite (AER) et de la Dispense de Recherche d’Emploi (DRE) ;
  • L’augmentation de l’ASPA ;
  • L’individualisation et l’égalité des droits pour tous les retraités.
Nous manifesterons donc le 10 septembre avec tous ceux qui veulent une autre réforme des retraites, qui soit à la hauteur des défis qui se posent à notre société. 
Manifestations dans l'Isère le 10 septembre 2013:
- Bourgoin : 10h, cinéma Mégaroyal
- Grenoble : 10h, place de Verdun
- La Tour du Pin : 14h, rassemblement devant la s/préfecture
- Roussillon : 10h, place de la République
- Vienne : 15h, rassemblement devant la s/préfecture

CGT Educ'action: Mobilisation mardi 10 septembre 2013

Dans le 4 pages en cours de distribution, cette organisation syndicale relève cet élément:
20 ans et déjà quatre grandes "contre-réformes" des retraites. Et une cinquième se profile !
1993: Balladur serrait la vis pour le secteur privé, en augmentant la durée de cotisation (40 années au lieu 37,5) et en prenant comme salaire annuel moyen celui calculé sur les 25 meilleures années (10 auparavant), en instaurant un système de décote et en indexant les
pensions sur les prix et non plus sur les salaires.
2003: Fillon s'attaquait au secteur public en alignant la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle du privé, en appliquant également le système de décote, en limitant l’accès aux préretraites, en mettant en place un dispositif "carrière longue" censé permettre aux salariés de partir en retraite avant l’âge de 60 ans, et en instaurant la surcote pour les salariés qui souhaitaient poursuivre leur activité après 60 ans.
2008: Les régimes spéciaux étaient visés, la réforme s’attaquait aux régimes particuliers dont bénéficiaient certaines entreprises publiques, branches ou professions pour compenser la dangerosité ou la pénibilité du travail. Étaient notamment concernés les salariés de la SNCF, de la RATP, les marins, mineurs, clercs... (5 millions de personnes environ). L’objectif de la réforme était de rapprocher ces régimes de celui du régime général.
2010: L'âge du départ à la retraite reculait.
• Recul progressif de l’âge de départ à la retraite de 60 ans à 62 ans à l'horizon 2018 (en novembre 2011, l'échéance est ramenée à 2017).
• Recul de 65 à 67 ans de l’âge à partir duquel un salarié peut bénéficier d’une retraite à taux plein sans avoir le nombre nécessaire d’annuités de cotisation.
• Alignement progressif, d'ici 2020, du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé (de 7,85 % à 10,55 %).
• Durée de cotisation est portée à 41 ans et 1 trimestre en 2013 (en juillet 2011, elle est portée à 41,5 annuités à l'horizon 2017 pour la génération née en 1955)

Et malgré ces réformes successives, toujours au détriment des salariés et des retraités, l'objectif de ramener le système des retraites à l'équilibre, à plus ou moins brève échéance, n’est toujours pas atteint !

2013: En cette année, une cinquième réforme est mise en œuvre pour espérer atteindre l’objectif affiché.
Le rapport de la conseillère d’État et ancienne présidente du COR (Conseil d'Orientation des Retraites), Yannick Moreau, commandité par le gouvernement, a préconisé des pistes pour rétablir les comptes du système français qui accuserait un déficit de plus de 20 milliards d’euros en 2020........
Voir le 4 pages

Manifestations dans l'Isère le 10 septembre 2013:
- Bourgoin : 10h, cinéma Mégaroyal
- Grenoble : 10h, place de Verdun
- La Tour du Pin : 14h, rassemblement devant la s/préfecture
- Roussillon : 10h, place de la République
- Vienne : 15h, rassemblement devant la s/préfecture

Retraites: les principales régressions sociales dans le projet de loi

En 2010, les députés socialistes avaient fustigé la réforme des retraites qui allongeait déjà la durée de cotisation
Le gouvernement a transmis ce jeudi au Conseil d'Etat son "projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système des retraites". 
L'intitulé pompeux du projet de loi peine à masquer les vrais reculs sociaux pour le droit à la retraite. Le point sur le texte.
Le projet de loi a beau réaffirmé dans son l'article 1 le "choix de la retraite par répartition au cœur du pacte social qui unit les générations (...) Tout retraité a droit à une pension en rapport avec les revenus qu'il a tirés de son activité". Les articles suivants atténuent le propos. Le texte qui sera examiné en Conseil des ministres enterrine:
  • l'allongement de la durée de cotisation à partir de la génération née en 1958 qui devra cotiser 167 trimestres pour obtenir une retraite à taux plein pour atteindre progressivement 172 trimestres (43 ans, génération née en 1973).
  • la hausse des cotisations acquittées par les salariés. Elle ne figure pas dans le projet mais sera intégrée dans le projet de financement de la sécurité sociale pour 2014. Les entreprises seront aussi mises à contribution. Mais Pierre Moscovici leur a déjà promis, la semaine dernière à l'université d'été du Medef que les relèvement des cotisations patronales pour abonder le régime général des retraites la contribution pénibilité pour financer ce nouveau dispositif mis en place dès 2015 serait compensé intégralement. Ce qui fait qu'au final, l'effort de financement ne sera supporté que par les salariés.
  • L'imposition des majorations de 10% des pensions pour les retraités ayant élevé trois enfants ou plus (projet de budget). Les retraités sont eux-aussi mis à contribution.
  • Le report de six mois de la revalorisation annuelle des pensions de retraite, du 1er avril au 1er octobre, sauf pour le minimum vieillesse. Un tour de passe-passe qui permet de faire des économies sur les pensions des retraités
Le projet de loi entérine les quelques mesures présentées par le gouvernement comme des avancées sociales pour les Français. A savoir:
  • la création d'un compte personnel de prévention de la pénibilité en cas d'exposition effective à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels. Les points acquis pourront être utilisés pour la formation, pour un départ anticipé à la retraite (au maximum deux ans avant l'âge légal de 62 ans), ou pour un complément de revenu en cas de réduction du temps de travail.
  • l'aide à l'acquisition de trimestres pour les salariés à faible rémunération et à temps partiel. Il faudra cotiser 150 heures au Smic au lieu de 200 actuellement pour valider un trimestre
  • la validation des trimestres d'apprentissage et possibilité de racheter jusqu'à 12 trimestres, dont 4 à tarif préférentiel pour les jeunes entrants dans la vie active.
  • la mise en place progressive, d'ici à 2017, pour les exploitants agricoles de la garantie d'une pension égale à 75% du Smic
  • la simplification de l'accès des assurés à l'information sur leurs droits. Un service en ligne donnera accès à tout moment à un assuré à son relevé actualisé.
Un comité de surveillance des retraites, de cinq membres désignés pour 5 ans, sera créé. Il rendra chaque année à la mi-juillet un rapport au gouvernement et au parlement dans lequel figureront des recommandations. Elles pourront porter sur l'évolution de la durée d'assurance vieillesse ou sur le niveau du taux de cotisation d'assurance vieillesse, de base et complémentaire dans la limite de bornes fixées par décret.
Logique économique libérale
Si FO souligne la prise en compte de la pénibilité, le syndicat déplore que "le projet confirme que l’allongement de la durée de cotisation est le marqueur politique de toutes les "réformes". Guidé par une logique économique libérale, le projet porte atteinte à la liberté de négociation en plaçant les régimes complémentaires dans l’orbite du comité de surveillance. En la matière libéralisme et autoritarisme vont de paire. Enfin, la fixation d’un taux maximal de cotisation vise à faire glisser les régimes de retraite vers des régimes à cotisations définies, donc à prestations variables, autre logique libérale."
Dans l'Humanité Dimanche de cette semaine, le secrétaire général dela CGT Thierry Lepaon appelle à la mobilisation mardi 10 septembre prochain pour corriger ce proejt de loi. "Avec ce gouvernement tel qu'il est, les choses peuvent avancer si l'on crée les conditions, le rapport de force pour cela. Il faut aider la gauche à avoir une politique de gauche".
Tract PS septembre 2010
 
 Manifestations dans l'Isère le 10 septembre 2013:
- Bourgoin : 10h, cinéma Mégaroyal
- Grenoble : 10h, place de Verdun
- La Tour du Pin : 14h, rassemblement devant la s/préfecture
- Roussillon : 10h, place de la République

- Vienne : 15h, rassemblement devant la s/préfecture

jeudi 5 septembre 2013

Contre tout nouveau recul: Appel de socialistes pour les retraites

le site indique: 4814 personnes ont signé cet appel, 2705 militants socialistes et 2109 sympathisants

Il y a 30 ans avec toute la gauche, c’est nous qui instaurions le droit à la retraite à 60 ans.
En 1993, 1995, 2003, 2007, 2010, la droite n’a cessé de remettre en cause le droit à la retraite et a sévèrement baissé le niveau de nos retraites. La retraite médiane nette (une fois payée la CSG et la CRDS) est, aujourd’hui, égale à 993 euros par mois.
En mai et juin 2012 la gauche a été élue pour défendre nos droits à retraite, pas pour les remettre en cause.
C’est à nous, la gauche, de défendre le droit au bonheur après 40 années de labeur. Les meilleures années de la retraite c’est entre 60 et 65 ans. Les plus dures années au travail, c’est entre 60 et 65 ans. Si on vit plus longtemps, c’est en partie grâce à la retraite à 60 ans. Si on vit plus longtemps ce doit être pour en profiter plus longtemps.
Depuis 1994, l’espérance de vie à 60 ans a gagné un peu plus de 2,5 ans en moyenne. Or il faut maintenant cotiser 4 ans de plus qu’à l’époque pour une retraite à taux plein. Nous perdons donc plus d’une année de retraite en bonne santé. C’est inacceptable !
L’espérance de vie augmente… donc nous devrions travailler plus longtemps ? Faux : chaque actif produit aujourd’hui 5 fois plus qu’en 1949. En dépit de toutes les exigences de la Commission européenne, rien n’oblige à reculer l’âge de départ, rien n’oblige à augmenter les annuités, rien n’oblige à baisser le niveau des pensions.
La droite, les libéraux, l’UE, la BCE, le FMI, le Medef, tous veulent baisser le montant des retraites, aligner tous les régimes vers le bas, porter l’âge du départ à la retraite à 65 et 70 ans et les annuités cotisées à 45 ans ! La vraie raison n’est pas de sauver le système par répartition mais, au contraire, d’obliger ceux qui peuvent, à souscrire à des assurances privées.
Les prévisions de « déficits structurels » se sont révélées fausses :
  • l’espérance de vie ne s’allonge pas autant qu’annoncé et l’espérance de vie en bonne santé, autour de 62 ans selon l’INSEE, se réduit depuis 2008 ;
  • la natalité de notre pays connaît un « boom » depuis 2000, avec 850 000 naissances par an, le double de ce qui était prévu. Il y aura assez de jeunes pour cotiser pour les retraites… si on crée de l’emploi !
Quant aux « déficits conjoncturels » ils sont limités, dus au chômage de masse et au blocage des salaires et des cotisations sociales.
La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées.
En 1982, les dividendes percevaient 3,2 % du produit intérieur brut. En 2011, ils se partageaient 9,3 % du PIB. C’est 180 milliards d’euros par an, versés aux actionnaires, après que les entreprises ont effectué leurs investissements productifs. 180 milliards dont la plus grande partie ira gonfler de nouvelles bulles spéculatives plutôt que de financer nos retraites et augmenter les salaires.
Il n’y a pas d’urgence à une nouvelle réforme des retraites.
Il y a urgence, du fait de la récession, à relancer l’emploi, la consommation populaire et l’investissement public.
Ceci suppose une meilleure répartition des richesses, donc un meilleur partage du travail et un partage des revenus plus favorable à ceux du travail.
Accepter l’allongement du nombre d’annuités, aujourd’hui ou demain, aggraverait la situation. 
Prétendre, comme l’affirme le Medef, que nous aurions le libre choix de continuer à travailler ou de prendre notre retraite est un mensonge. Dans le secteur privé, 60 % de ceux qui prennent leur retraite ne sont plus au travail, ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. 40 % des salariés du public et du privé n’ont pas le nombre d’années suffisant pour bénéficier d’une retraite à taux plein et subissent une décote, surtout les femmes.
Obliger les salariés âgés à travailler plus longtemps, est une aberration alors que des centaines de milliers de jeunes sont à la recherche d’un emploi.
Depuis 2010, le Parti socialiste a élaboré de solides propositions :
  • « l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans »;
  • « la possibilité pour les salariés ayant occupé des emplois pénibles de bénéficier d’une retraite anticipée » ;
  • « un niveau de pension permettant aux retraités de vivre correctement » ;
  • « l’introduction de nouvelles ressources dans le système en mettant à contribution les revenus du capital à hauteur de 19 milliards d’euros » ;
  • « la sauvegarde du système de répartition ».
La gauche élue doit aussi, pour rétablir la confiance en notre système de retraites par répartition :
  • prendre en compte les années d’études, de formation, de stage, d’apprentissage, notamment pour les jeunes ;
  • combler la différence du montant des retraites entre les hommes et les femmes qui perçoivent, en moyenne, 40 % de moins;
  • garantir un taux de remplacement à 75 % du revenu d’activité, revaloriser les retraites inférieures au Smic, refuser toute désindexation des retraites et refuser qu’il puisse y avoir des retraités vivant sous le seuil de pauvreté.

Nous autres, socialistes, le disons avec force :

Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ! 

« Réforme des retraites : » l’UNEF appelle les étudiants à manifester le 10 septembre

Ce mardi 27 août, Jean Marc Ayrault a dévoilé les contours de la réforme du système de retraites programmée par son gouvernement.
L’UNEF note quelques avancées comme l’évolution du régime des apprentis mais l’essentiel de la réforme marque de graves reculs pour les droits des jeunes générations
. En allongeant la durée de cotisation à 43 ans pou r les moins de 40 ans et en refusant de prendre en compte les années d’étude et d’insertion , le gouvernement envoie un message très négatif au x jeunes : pour vous la retraite à taux plein restera à jamais un rêve inaccessible !
43 ans de cotisation : une absurdité pour une génération qui ne trouve toujours pas d’emploi.
La réforme proposée par le premier ministre prévoit un allongement de la durée de cotisation pour les salariés les plus jeunes à 43 annuités. Alors que l’âge moyen d’accès au premier emploi stable est actuellement de 27 ans et que la majorité des jeunes n’est actuellement pas en emploi, cet allongement signifie que nous devrons attendre 67 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
L’âge moyen de départ en retraite étant de 62 ans, le message est clair : au chômage aujourd’hui, il faut en plus renoncer à une retraite de qualité demain.
Le rachat des années d’étude : un dispositif inopérant.
Pour tenter de compenser cet allongement, le premier ministre a proposé un dispositif d’aide au rachat des années d’études, à hauteur de 1000 euros par trimestre dans la limite de 5 ans après la sortie d’étude. Ce dispositif est une fausse bonne idée car il faudrait tout de même que les jeunes déboursent près de 4 000 euros pour racheter une seule année  : un montant impossible à réunir pour des moins de 30 ans dont le taux d’épargne est quasi nul ! De plus l’UNEF rappelle que les femmes, dont le salaire est en moyenne de 27% inférieur aux hommes, seront d’autant plus pénalisées.
Une mesure qui va fragiliser le système de retraites plutôt que de le renforcer.
L’UNEF alerte le premier ministre : sous couvert de vouloir équilibrer le système de retraites, il risque de le fragiliser. En effet, en privant les jeunes de la perspective d’une retraite solidaire de qualité, il ouvre la porte aux complémentaires privées, par capitalisation.
Nous refusons d’être la première génération à devoir renoncer à une retraite solidaire !
La réforme doit se faire avec et non contre les jeunes ! Le gouvernement doit prendre en compte l’intérêt des jeunes générations dans sa réforme. L’UNEF regrette ainsi que les jeunes n’aient pas été associé à la concertation avec les partenaires sociaux. L’UNEF revendique la prise en compte des années d’étude et d’insertion professionnelle pour éviter que les jeunes commencent à cotiser à 30 ans.
L’UNEF manifestera le 10 septembre aux côtés des salariés pour une prise en compte des années d’études et d’insertion dans le calcul des droits à la retraite.
Le gouvernement doit revoir sa copie, une autre réforme est possible
L’UNEF regrette de n’avoir toujours pas été reçue par le gouvernement pour évoquer la future réforme.
L’UNEF avertit le gouvernement qu’aucune réforme ne peut se faire au nom des jeunes, sans les jeunes.
La future réforme des retraites ne peut être acceptable si elle prévoit l’allongement de la durée de cotisation.
De plus, l’UNEF revendique :
- la prise en compte des années d’études dans le calcul des retraites, équivalent à 3 trimestres par année validée. Cela serait une mesure efficace socialement, et qui permettrait par la mise en place d’une cotisation symbolique pour les étudiants, l’apport de nouvelles recettes.
- la validation des périodes d’inactivité forcée dans le calcul des retraites , et notamment des périodes de stages, d’insertion, d’emplois précaires et de chômage non- indemnisé.
Manifestations dans l'Isère le 10 septembre 2013:
- Bourgoin : 10h, cinéma Mégaroyal
- Grenoble : 10h, place de Verdun
- La Tour du Pin : 14h, rassemblement devant la s/préfecture
- Roussillon : 10h, place de la République
- Vienne : 15h, rassemblement devant la s/préfecture