vendredi 20 septembre 2013

Tout savoir sur l'allongement de la durée de cotisation: leçon de pédagogie de FO

  • La leçon de pédagogie de Force Ouvrière.
Le syndicat fait le tour, en 14 questions, de toutes les questions que l’on peut se poser sur l’allongement de la durée de cotisation. Une leçon de pédagogie. Exemples.
Question 8. Pourquoi vouloir à tout prix faire travailler les salariés de plus en plus longtemps quand le taux d’activité des seniors est faible?
Selon des statistiques de l’INSEE, en 2012, deux tiers de la génération 1955-1959 ans étaient sortis du marché du travail. Ils étaient soit au chômage, soit en préretraite, soit bénéficiaires d’une pension d’invalidité. En 2011, 65% des pensions d’invalidité du régime général ont été accordées à des personnes de plus de 50 ans. Dans les faits, et malgré des mesures incitant les salariés âgés à poursuivre le travail, le chômage des seniors a fortement augmenté entre 2008 et 2011. Dans une étude «Emploi et salaire 2013» publiée en mars, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) constate que 36% des 55-64 ans, soit 1,4 million de personnes, n’avaient pas d’emploi en 2011.
En 2012, les salariés qui ont fait liquider leur retraite l’ont fait avec une moyenne de 151 trimestres validés, alors que la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein atteint aujourd’hui 166 trimestres pour les salariés nés en 1955 et 1956.
Question 13. L’allongement de la durée de cotisation a-t-il un impact sur le niveau des pensions?
Oui, une telle mesure revient indirectement à baisser le niveau des pensions. En effet, plus on allonge la durée de cotisation, plus il va être difficile pour les salariés d’obtenir le nombre d’annuités requises pour partir à l’âge légal actuel de 62 ans avec une pension à taux plein. Ceux qui souhaiteront malgré tout prendre leur retraite dès que possible subiront une décote sur leur pension, c’est-à-dire une minoration de leur retraite.

Retraites : Pour la FSU, le sujet n’est pas clos

Dans un calendrier contraint par l’agenda imposé par le gouvernement, la journée de grèves et manifestations sur les retraites du 10 est une première étape de mobilisation. Le gouvernement aurait tort de ne pas en tenir compte.

En effet, le mécontentement de la majorité de la population et son inquiétude face à la réforme des retraites proposée sont bien réels et confirmées par différents sondages. D’ailleurs la procédure accélérée mise en place par le gouvernement prouve sa volonté de clore rapidement ce sujet...
C’est une faute de procéder ainsi. La question d’un financement durable du système de retraites par répartition suppose de prendre en compte tous les paramètres, de faire le bilan des réformes antérieures, d’éclairer par le débat les conséquences des mesures envisagées. L’ampleur actuelle du chômage et la faiblesse des salaires pénalisent lourdement le financement des retraites.
La FSU continue de refuser tout allongement de la durée de cotisation qui revient à faire reculer l’âge de départ à la retraite et implique une nouvelle baisse du niveau des pensions.
Elle n’accepte pas non plus que les salariés et les retraités contribuent plus alors que les entreprises au final ne participeront pas à l’effort de financement.
Cette réforme n’est ni juste ni équitable. Dans le prolongement des réformes précédentes, elle adresse aux plus jeunes un message inquiétant refusant de prendre en compte le recul de l’accès à un emploi stable, l’augmentation de la durée des études dont la FSU revendique la prise en compte pour la retraite.
Dans la Fonction publique beaucoup de sujets restent à traiter : l’aménagement des fins de carrière, la situation des femmes, celle des fonctionnaires polypensionnés, les années d’études travaillées à l’étranger non prises en compte...
La FSU va continuer, dans l’unité la plus large, à mener l’action et à porter tous ces sujets auprès des parlementaires pour peser sur l’écriture de ce projet de loi.
Elle poursuit les débats engagés sur l’ensemble du territoire avec les salariés, les retraités et les jeunes mais aussi avec l’ensemble des citoyens pour proposer des alternatives intégrant la réalité du travail et la nécessité de trouver des ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.
La FSU propose aux organisations syndicales de se retrouver pour envisager les suites à donner afin d’imposer d’autres choix sur les retraites.

Retraites : après les manifestations et grèves du 10 septembre nous continuons la lutte contre les contre-réformes Fillon

C’est bien de cela dont il s’agit : le projet de loi du gouvernement Hollande/Ayrault entérine et poursuit les contre-réformes de 1993, 1995, 2003, 2007 et 2010. Ce que nous refusions (comme la Gauche) sous un gouvernement de Droite, il n’y aucune raison de l’accepter aujourd’hui d’un gouvernement de Gauche. L’allongement de la durée de cotisations, la décote, la désindexation vis-à-vis des salaires, … tout est maintenu. Ayrault prolonge Fillon par un nouvel allongement de la durée de cotisations et y ajoute une augmentation des cotisations payées par les salarié-es !

L’allongement de la durée de cotisations conduit à une retraite plus tardive et à des pensions plus faibles pour tous et toutes !

On vit plus vieux, on doit donc travailler plus longtemps ?

Au contraire, le niveau de chômage montre qu’il faut réduire le temps de travail. Par ailleurs, les conséquences des précédentes contre-réformes se traduisent désormais par un recul de l’espérance de vie en bonne santé. La productivité des salarié-es et les profits des actionnaires ne cessent de croître.

Il n’y a nul besoin de travailler plus longtemps, sauf pour remplir toujours plus les poches des patrons et des actionnaires.  

20 milliards d’ici 2020 ?
La fraude fiscale, c’est 80 milliards par an !


Il n’y a plus d’argent pour financer nos retraites ?

Il y aurait besoin de 20 milliards d’euros pour 2020 ? Mais 40 milliards d’euros ont déjà été pris dans les poches des salarié-es (en activité, au chômage ou en retraite) par l’allongement de la durée de cotisations, le recul de l’âge de la retraite, l’instauration de la décote, la désindexation des pensions par rapport aux salaires, l’augmentation du nombre d’années prises en compte pour le salaire de référence, la baisse du rendement des complémentaires.
Ce sont les salarié-es qui produisent la richesse collective. Nous ne devons rien à celles et ceux qui nous la confisquent en s’appropriant le fruit de notre travail. Imposons une autre répartition des richesses, et les 20 milliards pour les retraites seront bien vite trouvés !

Pas un euro de moins, pas un trimestre de plus !
Rejetons ce projet de loi qui prolonge les précédentes régressions sociales


L’Union syndicale Solidaires a proposé une nouvelle réunion intersyndicale très rapidement après la journée d’action du 10 septembre, pour impulser la suite nationalement. Elle ne se tiendra sans doute que vers le 20. Sans tarder, dans les entreprises, les services et les localités, prenons des initiatives, rassemblons les salarié-es, les retraité-es, les jeunes !
Nous ne pouvons pas attendre le début du débat parlementaire, le 7 octobre, pour poursuivre le mouvement national contre ce projet de loi ! Pour nos retraites, unité contre les mauvais coups ! 

mercredi 18 septembre 2013

Retraites : des alternatives à l'austérité existent / Annick Coupé

« Le capitalisme noie toute chose dans les eaux glacées du calcul égoïste ». A examiner de près la réforme des retraites que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dévoilé mardi soir, on en vient presque à éprouver l’envie d’interpeller le gouvernement socialiste en usant de la formule célèbre de Karl Marx. Car s’il faut dire les choses brutalement et user d’une phraséologie qui est depuis longtemps passée de mode, c’est une réforme de classe qui a été dévoilée. Une réforme qui fait, encore une fois, la part belle au capital et qui fait bien peu de cas du travail. Lire la suite…

Retraites: Le gouvernement s'oppose au respect de l'article 49 alinéa 1 et impose la procédure accélérée

Hier, André Chassaigne, président du groupe des députés du Front de gauche (FG), a annoncé  qu’il allait s’opposer à une limitation de la durée du débat à l’Assemblée nationale du projet de loi sur les retraites, dont l’examen doit commencer le 7 octobre.
«Les députés du Front de gauche sont déterminés à mener une bataille (...) en multipliant les amendements et en étant très présents en séance», a-t-il déclaré en conférence de presse.
«Je demanderai l’application de l’article 49 alinéa 11 du règlement de l’Assemblée qui permet à un président de groupe de s’opposer au temps programmé sur un texte, lorsque la première lecture intervient moins de six semaines après son dépôt ou moins de quatre semaines après sa transmission», a précisé le député PCF du Puy-de-Dôme.
La conférence des présidents de l’Assemblée, qui réunit autour du président de la chambre basse les vice-présidents et présidents de groupes politiques notamment, peut décider d’un «temps législatif programmé», qui consiste à fixer une durée maximale pour l’examen de l’ensemble d’un texte.
Selon M. Chassaigne, il était prévu qu’un temps programmé soit fixé pour l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites, qui n’a pas encore été déposé.
Réponse du gouvernement aujourd'hui: il engage la procédure accélérée sur le projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système des retraites, déposé sur le Bureau de l'Assemblée nationale le 18 septembre 2013.
Retraites : on leur fait un dessin par CN-PCF

lundi 16 septembre 2013

La retraite une affaire de jeunes: 19 septembre 2013 18H, Meeting au Campus de St Martin d'Hères

Faire confiance aux jeunes
pour garantir l’avenir de notre système de retraites


Le collectif met en garde le gouvernement contre une réforme des retraites qui aboutirait à la mort de notre système solidaire. En effet, en ne prenant pas en compte les jeunes, ceux-ci n’auront d’autres choix que de s’en détourner au profit des assurances privées, par capitalisation. 
Nous refusons d’être la première génération à devoir renoncer à une retraite solidaire !
Notre collectif rappelle en outre qu’une politique ambitieuse d’emploi, qui pose le CDI comme la norme pour les jeunes, est une priorité pour répondre aux besoins de financement des retraites. 
Alors qu’il y a près de 2 millions de jeunes de moins de 30 ans qui ne sont ni en emploi ni en formation, la priorité n’est-elle pas de partager le travail plutôt que de faire travailler les seniors plus longtemps ?
Meeting du 19 septembre à 18 h organisé par le collectif « La retraite, une affaire de jeunes », galerie des amphis, 151 rue des Universités, campus de St Martin d’Hères.

Retraite, une autre réforme est possible (vidéo)

Sur le site de l'Humanité, ce compte-rendu d'un débat à l'Agora Samedi après-midi, « Pour une autre réforme des retraites » a fait le plein.
Syndicalistes, experts et personnalités politiques ont discuté de l’avenir de la mobilisation autour de la défense d’un projet alternatif. «Comment peut-on présenter l’augmentation de la durée de cotisation comme une mesure juste, alors qu’il s’agit d’une décision profondément antisociale ? » interpelle Éric Beynel, du syndicat Solidaires, pour engager le débat qui se tenait à l’agora sur le thème « Pour une autre réforme des retraites ».
Plusieurs centaines de personnes, d’horizons politiques divers et de tout âge, se sont pressées, bravant la pluie, à cette rencontre, un des temps forts de la Fête de l’Humanité.
Efforts partagés Le syndicaliste s’est attaché à déconstruire l’argument selon lequel l’espérance de vie augmentant, le temps passé au travail devrait être allongé : « Ce n’est plus vrai, l’espérance de vie a tendance à baisser pour les femmes et stagne pour les hommes », corrige-t-il.
Elle « n’augmente pas de la même manière chez tous les salariés », abonde Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU. Si elle considère que le pire a été évité dans la fonction publique, elle déplore que la possibilité d’un « vrai débat sur le travail » ait été oubliée. Elle note en outre que « l’allongement de la durée de cotisation revient à baisser les niveaux de pension », alors que « nos salaires, eux, n’augmentent pas ». « On nous parle d’efforts partagés, mais les entreprises en sont exonérées », dénonce-t-elle, pour mettre en avant l’absence de signes réels de progrès social dans la réforme qui sera discutée dans quelques jours au Parlement et se démarque peu des lois « Balladur et Fillon ». Vidéo l'Humanité.fr: extraits du débat
 « C’est osé de la part du gouvernement, qui vient d’annoncer la compensation intégrale des cotisations famille payées par les entreprises, de parler de partage des efforts. Il faut sortir d’une rengaine libérale qui dispense d’un débat sur le coût, exorbitant lui, du capital. Les dividendes ne cessent d’augmenter au détriment de l’investissement, de la recherche, de l’emploi », renchérit Christiane Marty, membre du conseil scientifique d’Attac et de la Fondation Copernic.
Fraude fiscale 
 Éric Aubin, responsable de la question des retraites à la CGT, remet en cause le « catastrophisme idéologique asséné par le gouvernement » pour tenter de légitimer sa réforme dans la population. « Le rapport Moreau indique qu’il faut trouver 7 milliards d’ici à 2020 ; il s’en sert pour imposer des mesures régressives. Mais cela n’a rien d’insurmontable ! » s’indigne-t-il. Et de souligner : « Rien que l’égalité salariale entre hommes et femmes permettrait d’augmenter les ressources du système de 10 milliards d’euros à l’horizon 2020.
À court terme, la création d’emplois à Bercy pour aller chercher les 80 milliards de la fraude fiscale ou les 30 milliards d’aides publiques sans conditions offertes chaque année aux entreprises permettrait de sauver le système. » « La question qui se pose est l’humain ou la finance d’abord ?
La question d’un nouveau type de croissance et d’organisation des entreprises est éludée.
Alors que l’emploi, les salaires et la formation sont les clés de la survie de notre système de retraite », résume Catherine Mills, maître de conférences en sciences économiques. « Dans ce pays, ce n’est pas le travail qui compte, c’est le capital », insiste Éric Coquerel, coprésident du Parti de gauche, qui considère qu’« une majorité alternative est prête ». « Rien ne sera possible sans la création d’un large rapport de forces pour se réapproprier un combat historique », appuie Emmanuel Maurel, porte-parole de la gauche du PS. « La précipitation dans laquelle s’est engagée la concertation nous a privés d’un moment démocratique important », regrette Isabelle de Almeida pour le PCF.
Cette « tromperie » a, selon elle, résonné dans la manifestation du 10 septembre. À la tribune comme dans la salle, l’heure est à la poursuite de la mobilisation, donc, et au renforcement d’un front uni. Dans le public, une jeune militante socialiste prend le micro. Émue, elle lâche : « Cela fait cinq ans que je travaille, cela fait cinq ans que j’enchaîne les CDD. Ce que j’attends, c’est un nouveau calendrier. Quand est-ce qu’on retourne dans la rue ? »
L'interpellation de Jacqueline Fraysse à l'Assemblée Nationale le 11 septembre 2013:

mardi 10 septembre 2013

Plusieurs milliers de personnes aux manifestations du 10 septembre 2013 en Isère

La mobilisation approuvée par 56% des français : http://www.cgt.fr/56-des-Francais-approuvent-la.html
En Isère :
  •  Bourgoin : 900 manifestants · 
  • Rassemblement s/préfecture La Tour du Pin : 100 · 
  • Grenoble : 5 000 · 
  •  Roussillon : 700 · 
  • Rassemblement s/préfecture Vienne : 150 
Ci-dessous petit diaporama de la manifestation de Grenoble